Énergie · UXA

Prix Uranium

Uranium se négocie actuellement à 85,80 $US par livre (≈ 72,97 € · 69,20 CHF) — 15,51% sous le plus haut sur 12 mois. Sur les 12 derniers mois, il a gagné 15,17%, avec une fourchette annuelle comprise entre 71,00 $US et 101,55 $US. Sur les dernières 24 heures, le prix a augmenté de 0,18%.

85,80 $US / livre
≈ 72,97 € ≈ 69,20 CHF +0,1500 $US (+0,18%) 24h 48% de l’intervalle sur 52 semaines
FX Rédaction · Données mises à jour : · Vérifié par la rédaction
Uranium (UXA) prix aujourd’hui 85,80 $US / livre, ↑ +0.18% (24h)

Graphique Uranium

Graphique interactif et aperçu sur 30 jours

7 jours
▲ +0,59%
+0,5000 $US
30 jours
▼ −0,17%
−0,1500 $US
1 an
▲ +15,17%
+11,30 $US
Intervalle 52 semaines
71,00 $US 48% 101,55 $US
Uranium (UXA) graphique des prix sur 30 jours — USD, EUR

Le graphique de Uranium montre l’évolution du prix de uranium dans le temps. La visualisation interactive permet de changer l’intervalle temporel (de 7 jours à MAX), la devise (USD / EUR) et de superposer des moyennes mobiles. Cliquez sur deux points pour mesurer la variation en pourcentage entre ces dates.

Comment uranium est-il coté ?

Uranium est coté à la livre (1 lb = 0,4536 kg) sur les principales bourses de contrats à terme américaines, dont COMEX, CME et ICE. La livre est l'unité commerciale traditionnelle pour les contrats agricoles et sur métaux en Amérique du Nord.

À 85,80 $US la livre, un kilogramme coûte environ 189,16 $US. Les acheteurs industriels négocient généralement à la tonne, tandis que le commerce de détail ou spécialisé utilise la livre — notamment pour les matières premières agricoles et les cathodes de métaux de base.

Quels facteurs influencent le prix de l’uranium ?

La demande est portée par le redémarrage du nucléaire. Environ 440 réacteurs sont en service dans le monde, dans 32 pays, et de nombreuses unités reviennent sur le réseau après la vague d’arrêts qui a suivi Fukushima. Les exploitants européens prolongent la durée de vie des réacteurs, l’Allemagne faisant figure de principale exception, tandis que le Japon continue de redémarrer certains réacteurs. Les projets de petits réacteurs modulaires (SMR) font aussi partie de l’équation. Des opérateurs de centres de données hyperscale ont également signé des contrats d’achat direct d’électricité nucléaire pour un approvisionnement continu, notamment Microsoft–Constellation à Three Mile Island, Amazon–Talen et Google–Kairos Power. Selon le suivi de l’IAEA, les mises en service de nouveaux réacteurs ne suivent pas le rythme des ajouts de capacité prévus.

La concentration géographique de l’offre est la deuxième caractéristique majeure du marché. Près de 40% de l’uranium mondial provient du Kazakhstan (Kazatomprom, environ 21 000 tonnes par an), auxquels s’ajoutent environ 11% en provenance du Canada (Cameco, environ 7 000 tonnes par an), 8–10% d’Australie (BHP Olympic Dam) et environ 9% de Namibie (Husab, Rössing). La production minière occidentale ne s’est redressée que partiellement après ses points bas passés. Plusieurs projets, dont McArthur River de Cameco et Langer Heinrich de Paladin, sont restés pendant des années en entretien et maintenance. L’exposition géopolitique est importante : la logistique de Kazatomprom dépend en partie du réseau ferroviaire russe, tandis que l’approvisionnement américain en HALEU (uranium faiblement enrichi à teneur élevée) reste fortement dépendant de Rosatom.

Le troisième facteur est le cycle des contrats et le rôle des acheteurs physiques. Les exploitants de centrales nucléaires couvrent 70–85% de leurs besoins de stocks via des contrats de long terme (LTC), et les vagues de renégociation créent des pics de demande cycliques. Sur le marché spot, le Sprott Physical Uranium Trust (SPUT) est un acheteur important. Ce fonds fermé, coté à la Bourse de Toronto, détient de l’U₃O₈ physique par lots de plusieurs tonnes et achète régulièrement depuis son lancement. Dans un marché structurellement peu liquide, des achats spot de la taille d’un trust peuvent faire bouger les prix.

Comment les investisseurs peuvent-ils s’exposer à l’uranium ?

Le trading direct de yellowcake n’est pas accessible aux investisseurs particuliers. L’uranium physique est un produit soumis à licence, encadré par des contrôles stricts de l’IAEA, et ne peut être réceptionné que par des exploitants de centrales nucléaires et des négociants agréés. Un investisseur particulier français peut accéder au marché de l’uranium par trois grandes voies : des fonds fermés adossés à de l’U₃O₈ physique, comme SPUT ; des actions de producteurs d’uranium, dont Cameco, Kazatomprom, Denison, NexGen et Paladin ; et des ETF spécialisés sur l’uranium, comme URA et URNM. Ci-dessous, deux courtiers régulés avec des plateformes en français.

Historique des prix sur 30 jours

Graphique et cours de clôture quotidiens

Uranium (UXA) graphique des prix sur 30 jours — USD, EUR

Clôture quotidienne

30 jours de négociation

Date Prix (USD) Prix (EUR) Prix (CHF) Variation quotidienne
17 juin 2026 85,80 $US 72,97 € 69,20 CHF ▲ +0,18%
16 juin 2026 85,65 $US 72,84 € 69,08 CHF ▲ +0,35%
13 juin 2026 85,35 $US 72,59 € 68,83 CHF ▲ +0,41%
12 juin 2026 85,00 $US 72,29 € 68,55 CHF ▼ −0,06%
11 juin 2026 85,05 $US 72,33 € 68,59 CHF ▼ −0,29%
10 juin 2026 85,30 $US 72,55 € 68,79 CHF ▲ +0,29%
6 juin 2026 85,05 $US 72,33 € 68,59 CHF ▼ −1,28%
5 juin 2026 86,15 $US 73,27 € 69,48 CHF ▲ +0,06%
4 juin 2026 86,10 $US 73,23 € 69,44 CHF ▼ −0,17%
3 juin 2026 86,25 $US 73,35 € 69,56 CHF ▲ +0,35%
2 juin 2026 85,95 $US 73,10 € 69,32 CHF ▲ +1,06%
30 mai 2026 85,05 $US 72,33 € 68,59 CHF ▼ −0,18%
29 mai 2026 85,20 $US 72,46 € 68,71 CHF ▼ −0,12%
28 mai 2026 85,30 $US 72,55 € 68,79 CHF ▲ +0,41%
27 mai 2026 84,95 $US 72,25 € 68,51 CHF ▲ +0,30%
22 mai 2026 84,70 $US 72,03 € 68,31 CHF ▲ +0,24%
21 mai 2026 84,50 $US 71,86 € 68,15 CHF ▼ −0,53%
20 mai 2026 84,95 $US 72,25 € 68,51 CHF ▼ −0,35%
19 mai 2026 85,25 $US 72,50 € 68,75 CHF ▼ −0,81%
16 mai 2026 85,95 $US 73,10 € 69,32 CHF

FAQ sur l’uranium

Pourquoi l’uranium est-il coté en livres plutôt qu’en kilogrammes ? +
Le standard commercial du yellowcake (U₃O₈), le produit issu de l’extraction de l’uranium, est d’origine américaine et se cote en livres (lb). Une livre équivaut à 0,4536 kg : le prix d’un kilogramme d’oxyde d’uranium correspond donc au prix par livre divisé par 0,4536. Les contrats internationaux, les publications d’UxC et de TradeTech, ainsi que les contrats à terme NYMEX UX, indiquent tous les prix en USD/lb U₃O₈. La conversion en kilogrammes n’est qu’un repère. Les acteurs du marché contractent entre eux en livres.
Quelle est la différence entre le yellowcake et le combustible de réacteur ? +
Le yellowcake (U₃O₈) est le produit minier : un concentré d’oxyde d’uranium jaune contenant environ 0,7% de 235U, soit le niveau d’enrichissement de l’uranium naturel. Il ne peut pas être chargé directement dans un réacteur. La fabrication du combustible exige trois étapes supplémentaires : la conversion (transformation de l’U₃O₈ en hexafluorure d’uranium, UF₆, réalisée par des groupes comme Cameco et Orano), l’enrichissement (augmentation de la part de 235U à 3–5% au moyen de centrifugeuses, par Urenco, Orano, Rosatom et CNNC), puis la fabrication des crayons de combustible (Westinghouse, Framatome, TVEL). L’ensemble du processus ajoute un coût significatif par rapport à l’uranium brut.
Qu’est-ce que le prix spot UxC et pourquoi sert-il de référence ? +
UxC Consulting (Ux Consulting Company) est une société américaine d’analyse de marché bien établie, qui publie l’UxC U₃O₈ Weekly Spot Price. Ce prix correspond à la médiane des cotations de livraison pour les points de stockage CMC (Cameco Port Hope, Canada), CVD (ConverDyn Metropolis, États-Unis) et ORO (Orano, France). Dans les contrats de long terme entre sociétés minières et exploitants de centrales nucléaires, les formules de prix sont généralement indexées sur le prix spot UxC ou TradeTech. Le chiffre publié sert donc de référence de règlement pour le marché au sens large.
Pourquoi le marché spot de l’uranium est-il si étroit ? +
Environ 85% du trading mondial d’uranium passe par des contrats de long terme (LTC) entre sociétés minières et exploitants de centrales nucléaires. Ces contrats courent généralement sur 5–10 ans et reposent sur des formules de prix avec base et indexation, ce qui permet aux énergéticiens de verrouiller 70–85% de leurs besoins de stocks plusieurs années à l’avance. Le marché spot sert surtout à équilibrer les besoins de court terme : volumes manquants, approvisionnement de remplacement après un arrêt imprévu ou repositionnement de négociants. Cette faible profondeur structurelle explique pourquoi des achats de plusieurs tonnes par le Sprott Physical Uranium Trust (SPUT) peuvent avoir un impact visible sur les prix.
Pourquoi le Kazakhstan produit-il environ 40% de l’uranium mondial ? +
La géologie du Kazakhstan comprend de grands gisements d’uranium de faible teneur, logés dans des grès. Ils peuvent être exploités de manière économique par lixiviation in situ (ISL) : une solution acide est injectée par des puits pour dissoudre le minerai souterrain sans remonter la roche à la surface. Cette méthode coûte 30–50% de moins que l’exploitation souterraine conventionnelle. Kazatomprom, producteur contrôlé par l’État, fournit environ 40% de la production mondiale, avec une production annuelle d’environ 21 000 tonnes. La logistique reste toutefois une dépendance importante, car une large part des exportations transite par le réseau ferroviaire russe.
Qu’est-ce que le Sprott Physical Uranium Trust (SPUT) ? +
Le Sprott Physical Uranium Trust est un fonds d’investissement fermé créé par le canadien Sprott Inc. Il stocke de l’U₃O₈ physique dans des dépôts agréés, notamment Cameco Port Hope, ConverDyn Metropolis et Orano. Il est coté à la Bourse de Toronto sous le ticker U.UN et accessible via certains courtiers régulés, dont XTB et eToro. Le fonds utilise régulièrement les capitaux des investisseurs pour acheter de l’uranium spot et augmenter ses stocks. Cette pression acheteuse resserre structurellement un marché spot déjà étroit, et les achats de la taille d’un trust sont devenus un facteur important de formation des prix.
ETF uranium (URA, URNM) ou action minière en direct ? +
Le Global X Uranium ETF (URA) détient des actions d’environ 50 sociétés de la chaîne de valeur de l’uranium, notamment dans l’extraction, le raffinage et les équipements nucléaires, avec des frais annuels d’environ 0,69%. Le Sprott Uranium Miners ETF (URNM) a une approche plus ciblée : il pondère les sociétés dont au moins 50% des actifs sont liés à l’extraction d’uranium, avec des frais de 0,75%, ce qui donne une exposition plus directe au prix du métal. Une action minière individuelle, comme Cameco, Kazatomprom, Denison ou NexGen, présente un profil rendement/risque plus élevé et réagit davantage aux événements propres à l’entreprise, notamment les accidents miniers, les attributions de contrats et les annonces liées aux permis.
Les gains issus des investissements dans l’uranium sont-ils imposés ? +
La fiscalité dépend de votre juridiction ; consultez un conseiller fiscal pour votre situation (en France, les gains relèvent généralement du PFU / flat tax).

Autres énergie

78,31 $US ▲ +0,05%
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