Métaux industriels · NDYM

Prix Néodyme

Néodyme se négocie actuellement à 947 500 $US par tonne (≈ 805 820 € · 764 149 CHF) — 18,32% sous le plus haut sur 12 mois. Sur les 12 derniers mois, il a gagné 71,49%, avec une fourchette annuelle comprise entre 545 000 $US et 1 160 000 $US. Le mouvement sur 24 heures est minime (±0,00%).

947 500 $US / tonne
≈ 805 820 € ≈ 764 149 CHF Stable 24h 65% de l’intervalle sur 52 semaines
FX Rédaction · Données mises à jour : · Vérifié par la rédaction
Néodyme (NDYM) prix aujourd’hui 947 500 $US / tonne, ↑ +0.00% (24h)

Graphique Néodyme

Graphique interactif et aperçu sur 30 jours

7 jours
▲ +0,26%
+2 500 $US
30 jours
▼ −3,81%
−37 500 $US
1 an
▲ +71,49%
+395 000 $US
Intervalle 52 semaines
545 000 $US 65% 1 160 000 $US
Néodyme (NDYM) graphique des prix sur 30 jours — USD, EUR

Le graphique de Néodyme montre l’évolution du prix de néodyme dans le temps. La visualisation interactive permet de changer l’intervalle temporel (de 7 jours à MAX), la devise (USD / EUR) et de superposer des moyennes mobiles. Cliquez sur deux points pour mesurer la variation en pourcentage entre ces dates.

Comment néodyme est-il coté ?

Néodyme est coté à la tonne métrique (1 t = 1 000 kg) — l'unité standard pour les matières premières industrielles et de vrac auprès de la London Metal Exchange (LME), de la CME et des principales bourses européennes. Les livraisons de gros se font en conteneurs ou en navires vraquiers, généralement par lots de 25 ou 100 tonnes.

À 947 500 $US la tonne, un kilogramme vaut 947,50 $US. Les prix pour l'utilisateur final des produits transformés comprennent les marges de raffinage, le transport et les droits de douane en plus de la référence de gros.

Qu’est-ce qui fait évoluer le prix du néodyme ?

Le marché du néodyme est dominé par la concentration de l’offre en Chine. Selon les Mineral Commodity Summaries de l’USGS, la production minière mondiale de terres rares atteint environ 390 000 tonnes REO par an, en équivalent oxydes de terres rares. La Chine représente environ 270 000 tonnes, les États-Unis — essentiellement la mine Mountain Pass exploitée par MP Materials — environ 45 000 tonnes, l’Australie — Lynas Rare Earths et Mt Weld — environ 13 000 tonnes, et la Birmanie environ 30 000 tonnes. Le néodyme et le praséodyme représentent ensemble environ 30 % du contenu REO extrait, ce qui en fait les terres rares légères les plus importantes sur le plan commercial. La concentration est encore plus marquée dans le raffinage et la séparation : près de 80 % des capacités mondiales de séparation se trouvent en Chine. Une grande partie des concentrés extraits en Birmanie, en Australie et même aux États-Unis est donc encore traitée dans des raffineries chinoises.

La demande dépend surtout de deux usages finaux. Le premier concerne les moteurs à aimants permanents des véhicules électriques. Les estimations d’Adamas Intelligence et de l’IEA Critical Minerals indiquent qu’environ 90 % des véhicules électriques vendus dans le monde utilisent des moteurs synchrones à aimants permanents NdFeB (PMSM), car ils offrent un rapport puissance/poids favorable. Un moteur moyen de véhicule électrique contient 1,5 à 2 kg d’aimants NdFeB, dont environ 30 % en poids de Nd-Pr. Le deuxième grand débouché est celui des générateurs d’éoliennes à entraînement direct. Les éoliennes offshore et les grandes éoliennes terrestres utilisent souvent des générateurs à entraînement direct, avec environ 200 kg d’aimants NdFeB par mégawatt. Une troisième source de demande, plus modeste mais régulière, vient des servomoteurs industriels, des robots, des scanners IRM et de l’électronique grand public, comme les haut-parleurs et les disques durs.

Le troisième ensemble de facteurs tient à la diversification et à l’environnement réglementaire. La Chine contrôle depuis longtemps l’extraction et la séparation des terres rares au moyen d’un système de quotas, tout en durcissant progressivement les contrôles à l’exportation sur le savoir-faire de traitement et les technologies de séparation. La réponse occidentale repose sur trois piliers : la mine Mountain Pass en Californie, exploitée par MP Materials, avec une usine de séparation et d’aimants en développement au Texas ; l’australien Lynas Rare Earths, qui exploite la mine Mt Weld et la raffinerie de Kuantan en Malaisie, et développe des capacités de séparation au Texas avec le soutien du département américain de la Défense ; et de plus petits producteurs émergents, dont Vital Metals au Canada, Serra Verde au Brésil, ainsi que des projets au Groenland et en Afrique. Le recyclage des aimants NdFeB usagés, par des sociétés comme Urban Mining Company et Solvay, constitue une autre voie pour réduire la dépendance à l’offre chinoise à plus long terme.

Comment les investisseurs peuvent-ils s’exposer au néodyme ?

Le trading direct de CFD sur l’oxyde de néodyme ou le trading spot ne sont généralement pas accessibles aux investisseurs particuliers français. Le marché étant de gré à gré et peu liquide, l’exposition au prix des terres rares est rarement proposée sous forme de dérivé destiné aux particuliers. Trois voies principales permettent de s’exposer aux terres rares. La première est un ETF thématique. Le plus connu est VanEck Rare Earth/Strategic Metals (ticker : REMX), qui suit un panier mondial de producteurs de terres rares et de métaux stratégiques. La deuxième passe par des actions individuelles. MP Materials (MP), basé en Californie, exploite la plus grande mine de terres rares de l’hémisphère occidental. Lynas Rare Earths (LYC.AX) est le plus grand acteur intégré mine-raffinage hors de Chine. Iluka Resources (ILU.AX) s’expose aux terres rares légères via les sables minéraux et un projet de raffinerie autonome en Australie. Energy Fuels (UUUU) intervient dans la séparation liée à des sous-produits de projets d’uranium. La troisième voie, indirecte, passe par les utilisateurs en aval — constructeurs de véhicules électriques et fabricants d’éoliennes comme Vestas et Siemens Gamesa — même si le néodyme n’est qu’un intrant parmi d’autres pour ces entreprises. Deux courtiers régulés où REMX et les actions individuelles ci-dessus peuvent être disponibles sont :

Historique des prix sur 30 jours

Graphique et cours de clôture quotidiens

Néodyme (NDYM) graphique des prix sur 30 jours — USD, EUR

Clôture quotidienne

30 jours de négociation

Date Prix (USD) Prix (EUR) Prix (CHF) Variation quotidienne
16 juin 2026 947 500 $US 805 820 € 764 149 CHF ▲ +1,07%
12 juin 2026 937 500 $US 797 316 € 756 084 CHF ▼ −0,27%
11 juin 2026 940 000 $US 799 442 € 758 101 CHF ▼ −0,53%
2 juin 2026 945 000 $US 803 694 € 762 133 CHF ▲ +1,07%
28 mai 2026 935 000 $US 795 189 € 754 068 CHF ▼ −0,53%
27 mai 2026 940 000 $US 799 442 € 758 101 CHF ▲ +1,08%
26 mai 2026 930 000 $US 790 937 € 750 036 CHF ▼ −1,06%
25 mai 2026 940 000 $US 799 442 € 758 101 CHF ▼ −0,53%
22 mai 2026 945 000 $US 803 694 € 762 133 CHF ▼ −0,53%
21 mai 2026 950 000 $US 807 947 € 766 166 CHF ▲ +0,53%
20 mai 2026 945 000 $US 803 694 € 762 133 CHF ▼ −2,07%
19 mai 2026 965 000 $US 820 704 € 778 263 CHF ▼ −2,03%
18 mai 2026 985 000 $US 837 713 € 794 393 CHF ▼ −2,96%
16 mai 2026 1 015 000 $US 863 227 € 818 587 CHF

Néodyme : questions fréquentes

Qu’est-ce que l’oxyde de néodyme (Nd₂O₃) et pourquoi son prix est-il coté sous cette forme ? +
Le néodyme est un lanthanide chimiquement réactif qui s’oxyde rapidement à l’air. Il ne peut donc être stocké sous forme de métal pur que dans des atmosphères inertes particulières. L’essentiel du commerce se fait autour de l’oxyde de néodyme (Nd₂O₃), plus stable. C’est le produit final typique des usines de séparation et le point de départ de la réduction en métal avant la production d’aimants. Les évaluations de prix publiées par Asian Metal, Fastmarkets et Argus donnent le prix de référence sur une base FOB Chine, en USD par tonne de Nd₂O₃. Le néodyme est aussi souvent coté sous forme d’alliage de didyme — un mélange de Nd et de Pr (praséodyme) utilisable directement dans la production d’aimants NdFeB.
Combien coûte 1 kg de néodyme ? +
L’oxyde de néodyme est coté sur une base FOB Chine, en USD par tonne. À un niveau de, par exemple, 80 000 USD par tonne, un kilogramme de Nd₂O₃ coûte environ 80 USD (80 000 / 1 000), et une livre (lb) environ 36 USD. Il s’agit du prix de l’oxyde purifié. Le métal de néodyme se traite avec une prime de plusieurs dizaines de pour cent en raison de l’étape supplémentaire de réduction, tandis que l’alliage de qualité aimants NdFeB intègre une prime de transformation supplémentaire. Le marché reste aussi relativement opaque : l’écart peut être important entre un prix d’indice et le prix réel d’un contrat de long terme, car la plupart des échanges se font de gré à gré.
Pourquoi n’existe-t-il pas de marché à terme liquide sur le néodyme ? +
Il y a deux raisons principales. D’abord, les volumes physiques du marché mondial du néodyme sont faibles par rapport aux grands métaux industriels. La production annuelle totale de Nd-Pr en équivalent REO se situe autour de quelques dizaines de milliers de tonnes, contre une production de cuivre annuelle mesurée en millions de tonnes. Il est donc difficile pour un contrat à terme d’atteindre le seuil de liquidité nécessaire à une cotation en Bourse. Ensuite, le marché est structuré autour de contrats de long terme intégrés verticalement entre mineurs, usines de séparation, fabricants d’aimants et utilisateurs finaux dans l’automobile et l’éolien. La formation réelle des prix se fait dans ces contrats, souvent avec une prime ou une décote par rapport à un indice publié comme Asian Metal ou Fastmarkets, ce qui réduit la demande industrielle de couverture par contrats à terme.
Quelle quantité de néodyme contient un véhicule électrique ou une éolienne ? +
Un moteur synchrone à aimants permanents (PMSM) de véhicule électrique moyen contient environ 1,5 à 2 kg d’aimants NdFeB. Dans un aimant NdFeB, le néodyme et le praséodyme représentent ensemble environ 30 %, soit à peu près 0,5 à 0,6 kg de Nd-Pr par véhicule électrique. Un générateur d’éolienne à entraînement direct nécessite beaucoup plus de matière magnétique : environ 200 kg de NdFeB par mégawatt. Une éolienne offshore de 5 MW contient donc environ une tonne d’aimants, soit l’équivalent d’environ 300 kg de Nd-Pr. À l’inverse, les éoliennes avec réducteur utilisent des électroaimants classiques et nécessitent sensiblement moins de terres rares.
Pourquoi l’offre de terres rares est-elle concentrée en Chine ? +
Cette concentration est en partie géologique et en partie liée à l’histoire industrielle. Le gisement chinois de Bayan Obo, en Mongolie intérieure, est l’un des plus grands gisements de terres rares connus au monde et représente une part importante de la production minière mondiale de REO. Le facteur le plus déterminant est toutefois la capacité de séparation et de raffinage. Séparer les éléments de terres rares les uns des autres est un procédé chimique très complexe, en plusieurs étapes, appelé extraction par solvant. Le savoir-faire et près de 80 % des capacités se trouvent en Chine. Des mines occidentales comme Mountain Pass et Mt Weld ont donc expédié pendant des décennies leurs concentrés vers des usines chinoises pour raffinage. Les nouveaux projets de séparation aux États-Unis et en Australie visent à réduire cette dépendance.
Que signifient les quotas et contrôles chinois à l’exportation pour les terres rares ? +
La Chine encadre depuis des décennies l’extraction et la séparation des terres rares par des quotas, avec des plafonds annuels de production publiés pour les deux plus grands groupes publics, China Northern Rare Earth et China Rare Earth Group. Cette politique s’accompagne d’un durcissement progressif des contrôles à l’exportation. Certaines technologies de séparation, certains produits intermédiaires nécessaires à la production d’aimants NdFeB et certains savoir-faire de traitement sont soumis à licence. Les rapports de l’IEA Critical Minerals identifient cette tendance comme l’un des principaux risques pour les chaînes d’approvisionnement occidentales. Elle contribue aux projets de diversification portés notamment par Mountain Pass, Lynas et Iluka.
Quel rôle jouent MP Materials et Lynas Rare Earths sur le marché ? +
MP Materials (NYSE : MP) exploite la mine Mountain Pass en Californie — la seule grande mine de terres rares active dans l’hémisphère occidental, avec une production d’environ 45 000 tonnes REO par an. La société construit au Texas des installations de séparation et de fabrication d’aimants NdFeB afin de conserver une plus grande part de la chaîne de valeur aux États-Unis. Lynas Rare Earths (ASX : LYC) exploite la mine Mt Weld en Australie et l’usine de séparation de Kuantan en Malaisie. C’est la plus grande société intégrée de terres rares hors de Chine, avec une production annuelle d’environ 20 000 tonnes REO. Le département américain de la Défense a apporté un soutien direct aux deux entreprises pour contribuer à bâtir des chaînes d’approvisionnement occidentales en terres rares.
Le recyclage des aimants NdFeB est-il réaliste ? +
Le recyclage des aimants NdFeB est techniquement possible et fonctionne déjà à l’échelle commerciale. L’américain Urban Mining Company transforme directement des aimants usagés en nouveaux aimants grâce à son procédé Magnetic Materials Recycling, tandis que Solvay et d’autres entreprises européennes récupèrent le Nd-Pr par des méthodes hydrométallurgiques. La part du recyclage dans l’offre mondiale reste faible, à un chiffre, car la collecte des aimants usagés provenant des voitures, des éoliennes et des déchets électroniques est difficile sur les plans logistique et économique. Adamas Intelligence et l’IEA Critical Minerals identifient le recyclage comme l’un des moyens importants, à long terme, de réduire la dépendance à l’offre chinoise.

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