AL-SPOT Prix Aluminium
Aluminium se négocie actuellement à 3 419 $US par tonne (≈ 2 907 € · 2 757 CHF).
Graphique Aluminium
Graphique interactif et aperçu sur 30 jours
Le graphique de Aluminium montre l’évolution du prix de aluminium dans le temps. La visualisation interactive permet de changer l’intervalle temporel (de 7 jours à MAX), la devise (USD / EUR) et de superposer des moyennes mobiles. Cliquez sur deux points pour mesurer la variation en pourcentage entre ces dates.
Comment aluminium est-il coté ?
Aluminium est coté à la tonne métrique (1 t = 1 000 kg) — l'unité standard pour les matières premières industrielles et de vrac auprès de la London Metal Exchange (LME), de la CME et des principales bourses européennes. Les livraisons de gros se font en conteneurs ou en navires vraquiers, généralement par lots de 25 ou 100 tonnes.
À 3 419 $US la tonne, un kilogramme vaut 3,42 $US. Les prix pour l'utilisateur final des produits transformés comprennent les marges de raffinage, le transport et les droits de douane en plus de la référence de gros.
Qu’est-ce qui fait varier le prix de l’aluminium ?
Le prix de l’aluminium est presque directement lié au prix de l’électricité. L’électrolyse Hall–Héroult consomme environ 14 MWh d’électricité pour produire une tonne d’aluminium primaire. C’est l’un des procédés métallurgiques les plus énergivores de l’industrie mondiale. L’énergie représente 30 à 40 % du coût de production par tonne d’une fonderie. Les capacités chinoises au charbon, l’hydroélectricité canadienne et norvégienne, ainsi que les prix du gaz et de l’électricité en Europe se répercutent donc directement sur les cours du LME. Des fonderies européennes comme Aldel et Slovalco ont fermé pendant la crise énergétique européenne, faute de pouvoir absorber le coût de l’électricité.
L’offre est dominée par la Chine. Sur environ 70 millions de tonnes d’aluminium primaire produites chaque année dans le monde, près de 40 millions de tonnes viennent de Chine, soit environ 58 %, principalement des provinces du Shandong, du Xinjiang et du Yunnan. Les autres grands producteurs sont l’Inde, avec environ 4 Mt, la Russie, avec environ 3,7 Mt via Rusal, premier producteur hors Chine, le Canada, avec environ 3,2 Mt, et les Émirats arabes unis, avec environ 2,7 Mt via EGA. Les sanctions, les restrictions commerciales et les interdictions de warrants LME visant l’aluminium russe ont installé une prime d’offre durable sur le marché. L’extraction de bauxite est dominée par l’Australie, la Guinée et la Chine.
Du côté de la demande, les usages de l’aluminium se répartissent nettement par secteur : construction ~25 % pour les panneaux de façade, fenêtres, portes et toitures ; transport ~25 % pour les véhicules allégés, les avions et les caisses ferroviaires ; emballage ~15 % pour les canettes et les feuilles d’aluminium ; et équipements électriques ~12 % pour les câbles et les transformateurs. Le solde va aux machines, aux biens de consommation durables et à d’autres usages. Le passage aux véhicules électriques et l’extension des réseaux d’énergies renouvelables augmentent structurellement la part utilisée par l’automobile et l’industrie du câble. L’aluminium secondaire ne demande qu’environ ~5 % de l’énergie nécessaire à l’aluminium primaire. Un taux de recyclage plus élevé, actuellement autour de ~33 %, pèse donc aussi sur le pouvoir de fixation des prix des fonderies.
Comment investir dans l’aluminium
Un investisseur particulier français peut s’exposer à l’aluminium de plusieurs façons. Un CFD sur l’aluminium est la voie la plus directe : il s’agit d’un produit à effet de levier fondé sur le prix spot du LME, négociable à la hausse comme à la baisse, mais avec un risque élevé. Le JJU ETN (iPath Series B Bloomberg Aluminum Subindex Total Return) est plus éloigné de l’actif sous-jacent et prend la forme d’une note cotée en Bourse. Parmi les actions individuelles, les principaux noms sont l’américain Alcoa (AA), producteur intégré de bauxite, d’alumine et d’aluminium primaire ; l’anglo-australien Rio Tinto, propriétaire de fonderies canadiennes alimentées par l’hydroélectricité ; le norvégien Norsk Hydro (NHY), axé sur l’aval et l’aluminium à plus faible intensité carbone ; et le russe Rusal, exposé au risque de sanctions. L’aluminium physique est peu courant comme investissement pour les particuliers, car les coûts de stockage et la faible densité de valeur du métal le rendent peu économique.