1,79 milliard d’euros de bénéfice net entre avril et juin 2026, en hausse de 23,2 % sur un an : la Société Générale a publié le 30 juillet le meilleur trimestre de son histoire, selon le communiqué du groupe et l’AFP. Le consensus attendait 1,57 milliard.
D’où vient ce record ?
De la banque de détail en France : son bénéfice net bondit de 38 % sur un an, à 674 millions d’euros, avec des revenus d’intérêts en hausse d’environ 15 %, selon l’AFP et Reuters. BoursoBank, la banque en ligne du groupe, compte 9,1 millions de clients et vise plus de 300 millions d’euros de bénéfice sur 2026. Au niveau du groupe, le produit net bancaire atteint 7,1 milliards d’euros au deuxième trimestre, soit 4,5 % de plus qu’un an plus tôt.
Y a-t-il un point faible ?
Oui : le trading FICC (taux, changes, matières premières) recule de 11,3 %, son troisième trimestre de baisse consécutif, alors que BNP Paribas et Barclays ont progressé sur ce segment. La banque de financement et d’investissement reste pourtant la première source de profit du groupe, à 867 millions d’euros (+15,6 %). BNP Paribas, elle, avait publié la veille un bénéfice trimestriel de 4,3 milliards d’euros.
Comment la Bourse a-t-elle réagi ?
L’action GLE a gagné 5,71 % le 30 juillet, à 81,10 euros, son plus haut niveau depuis environ 20 ans, d’après l’AFP. Le semestre complet va dans le même sens : 3,487 milliards d’euros de bénéfice net part du groupe au premier semestre 2026, un record semestriel, en progression de 13,9 % sur un an.
Que touchent les actionnaires ?
Le groupe a annoncé un rachat d’actions exceptionnel de 1,5 milliard d’euros, qui démarrera au plus tôt le 3 août 2026. S’y ajoute un acompte sur dividende de 0,75 euro par action, en hausse de 23 % sur un an, payable le 7 octobre 2026. Le titre se négocie sur Euronext Paris sous le code GLE.
Les objectifs 2026 sont-ils relevés ?
Oui. Le groupe vise désormais un ROTE d’environ 11 %, contre « plus de 10 % » auparavant, et une baisse des coûts d’environ 4 %, contre environ 3 %. Le ROTE — la rentabilité des fonds propres tangibles — rapporte le profit aux fonds propres hors éléments incorporels. Il s’établit déjà à 12,2 % au deuxième trimestre. Le ratio CET1, qui mesure le coussin de capital de la banque face aux exigences des régulateurs, ressort à 13,2 % au 30 juin 2026, soit environ 290 points de base au-dessus de l’exigence réglementaire.
Quelle est la prochaine étape ?
Slawomir Krupa, directeur général, attribue ces résultats à la transformation du groupe menée depuis trois ans, dans des propos rapportés par l’AFP. La Société Générale présentera sa nouvelle stratégie le 21 septembre 2026.